Master of the island from Legend of Grimrock 2, review by Goreroll
par Günther le 28 octobre 2014
 

Legend Of Grimrock 2

Le Dungeon Crawler à la plage

J’avais oublié, j’avais oublié le plaisir d’un dungeon crawler à l’ancienne. J’avais oublié mon test de Legend of Grimrock 1, les heures passées sur les énigmes, les petits boutons et la pénombre d’un donjon. J’avais même oublié la recherche d’un steak pour pouvoir se reposer et régénérer sa vie. Et puis j’ai vu Legend of Grimrock 2 sur Steam, et tout est revenu !

Au début c’était sympa, comme retrouver son meilleur ami quelques années plus tard. Une musique douce à vos oreilles (non, sans rire, la musique de l’écran titre est AWE~SOME). On rigole, on découvre qu’il propose de nouvelles classes, des traits amusants, et puis là, on commence à être frustré, parce qu’on ne peut pas profiter de toutes ces nouveauté dès la première partie, mais ce n’est pas grave.

Puis on se retrouve largué sur une ile déserte, et rapidement, on se rappelle pourquoi on ne voyait plus ce meilleur ami : c’est un connard ! Mais bon, on l’aime…

Les lumières du jeu participent énormément à son charme

Et il faudra toujours rester à l’affût même lorsqu’on tombe face aux inévitables araignées !

Paye ta tortu(r)e

Il était une fois 4 josés dans un bateau fort fort lointain. Pour ajouter des rebondissements après le choléra et le mal de mer, il y eut une tempête et un naufrage, le leur. Nos valeureux josés se réveillent en douceur sur une plage ensoleillée, coquillages et crustacés, paradis perdus de nos amours, cage fermée à clé ! Voici un premier challenge, assez simple : en sortir. Rapide inventaire donc : un bâton, un pantalon, une cage ouverte, beaucoup de sable, et 4 glands qui doivent découvrir où ils sont, y survivre, et, surtout, découvrir qui est le gougnafier qui les a mis dans cette satanée cage !

Rapidement ils trouvent un petit mot de ce charmant môsieur se présentant sous l’humble nom de : « Maître de l’île » et ayant pour objectif de tourner une version médiévale et fantastique d’Échappe-moi Si Tu Peux, la version pas très sympa. Du coup, nos josés se retrouvent bien vite à devoir faire de folles chorégraphies de leviers, de boutons, de pieds, et de mains pour le plaisir sadique de ce grand encapuchonné vraisemblablement magicien (ou ninja détestant l’uniforme) au vu de sa capacité inouïe à disparaître dans un nuage de fumée. Et, non content de jeter des hordes de monstres, de pièges, et d’énigmes aux aventuriers qui n’ont rien demandé, il restera plus énigmatique qu’un vieux chinois sous une cascade dans ses notes. « Suis le soleil levant sur trois lieues avant de te laisser couler vers l’Est pour atteindre le palais des plaisirs buccaux » indiquerait d’aller à l’épicerie, par exemple. Tout ça donc, avec des monstres qui dézinguent le groupe en quatre coups de papatte.

Pour les joueurs du premier jeu, on peut supposer que lesdits gentilhommes tout nus dans la cage sont les prisonniers rescapés du premier jeu. Mais rien ne le prouve.

Wilsoooooooooooon !

Un des easter eggs du jeu (et la seule screenshot personnelle qu’il me reste à cause d’un souci informatique :( )

La faim justifie les moyens

Bref, Legend of Grimrock 2 ne déroge pas à son prédecesseur. L’intrigue est minimaliste et se dévoile à travers des lettres et des parchemins. Même à la fin je ne suis pas sûr de l’avoir entièrement saisie (mais c’est la faute à la cut scene, ça !) Et le concet principal reste : Echappez-vous du donjon. Sauf qu’ici, ce n’est pas un donjon, mais une île avec des donjons, plus ou moins, et surtout une vague sensation de monde ouvert. Vague puisque, comme souvent dans un dungeon crawler, il s’agira de se déplacer case par case, et de se heurter à nombre de murs plus ou moins visibles… Mais la possibilité de choisir quelle zone on va explorer ou plutôt dans quel ordre on va explorer l’île, et déjà, ce n’est pas si mal !

En terme de gameplay, le jeu reste fidèle à lui-même. Il faut gérer sa santé, son énergie, et sa faim. Chaque stat limitant forcément quelque chose, dans le cas de la faim, il s’agit de limiter l’utilisation du repos pour se régénérer qui deviendrait, sans ça, complètement pété. On trouve une pléthore d’énigme plus difficiles les unes que les autres. Et surtout, comme auparavant, le jeu est en temps réel, chose qui pourra surprendre les anciens du dungeon crawling en tour-par-tour. Bref, tout ce qu’on a tant aimé (et parfois tant détesté à la fois) dans le premier !

Mon équipe à moi !

L’équipe constituée, un représentant de chaque race, sauf les hommes-lézards parce que… Je voulais pas qu’il dorme en permanence pour garder son sang au chaud !

Numéro 2 = Nouveautés

Après un premier épisode au succès fou, qu’y a-t-il de nouveau dans ce deuxième opus ? Pour commencer, des classes. Des classes qui viennent simplement renforcer certaines mécaniques de jeu et qui, sans être essentielle, apportent une variété appréciable en octroyant simplement de nouveaux bonus spécifiques en apportant une agréable diversité avec des compétences communes à tous !

L’aspect visuel n’a pas beaucoup changé, mais certaines les musiques orchestrales qui surviennent parfois sont absolument grandioses, on déplore simplement qu’elles ne soient pas plus présentes. Mais il faut le dire, la grande nouveauté c’est de jouer en extérieur. Et si le moteur graphique n’a pas évolué, le simple fait de voir le jour change les choses, comme l’indique le théorème du « filtre pisse ».

Et un monstre, pour changer

Voilà, l’illustration parfaite de ce que j’entendais par « un univers ouvert c’est joli mais on voit les défauts »

La théorie du « filtre pisse »

Ceux qui sont familiers avec la théorie du « filtre pisse » pourront se passer de cela, mais pour les autres, un rappel est de mise. Globalement, il est beaucoup plus facile de produire quelque chose qui a l’air joli quand c’est sombre que quand c’est très lumineux. Les ombres viennent cacher nombre de défauts et on peut simplement se concentrer sur quelques points pour que ça ait l’air beau. Donc, dans les années 2000 beaucoup de jeu ont mis des espèces de filtres maronnasse (aka « filtre pisse ») pour donner l’impression que c’est joli alors qu’en fait on cache juste la misère. Bon, bah en extérieur, sauf cas exceptionnel, il y a plus de lumière que dans un donjon sans fenêtres, du coup, on voit bien les défauts, et, très honnêtement, on n’en voit pas tant !

Pour conclure cet article très long, nous tirons encore une fois notre chapeau aux développeurs de Legend of Grimrock qui, malgré leur petite équipe, proposent à nouveaux un beau jeu plein de nostalgie et qui saura séduire et faire enrager entre les combats parfois complexes et les énigmes improbables. Petit conseil : Comme dans Blackguards, lisez bien vos sorts, et n’en négligez aucun. Même ceux qui paraissent inutiles ou ultra situationnels peuvent, parfois, changer le cours de la partie !

 

Note: les développeurs ont eu la sympathie de nous fournir une clé Steam pour cette review, ceci n’influence pas notre review, mais nous tenons à ce que vous le sachiez

On aime


  • L'
  • ambiance
  • Les visuels
  • La bande son
  • Le gameplay
  • Les dungeon crawlers
  • La difficulté des énigmes

On râle sur


  • La difficulté des énigmes
  • Le manque d'
  • armes à une main vraiment intéressante pendant une grosse partie du jeu

Günther c'est le gibbon à l'origine de tout, ou, comme l'appellent les anglophones : "The All-gibbon" ! Il aime les jeux, tous les jeux, même les mauvais. C'est pratique les mauvais jeux, ça fait des choses à lancer sur les gens ! Singe-en-chef de Goreroll, si vous avez une question, une remarque, ou juste envie d'un masque nauséabond, adressez-vous à lui.