Dustforce, le jeu de nettoyage ninja
par Günther le 12 juin 2012
 

Dustforce

Valorisation du métier de balayeur municipal

Apprentis balayeurs, maniaques de tout genre, nettoyeurs en herbe, voici un jeu qui est fait pour vous : Dustforce. Si vous pensiez que Tetris était la panacée du jeu pour le nettoyeur du dimanche, détrompez-vous, en fait, Tetris est accessible !

Date de sortie: 17 janvier 2012
Genre: Plateforme rageante à FFFFFFFUUUUUUUUUUUU multiples
Plateformes : PC/Mac

Développeur: Hitbox

Même les ours et les moineaux sont plein de feuilles !

Même les ours et les moineaux sont plein de feuilles !

Plus question de ranger des trucs, de faire disparaître des lignes à l’infini. Non, voilà un jeu de plateforme hardcore comme jamais. Il n’a rien d’un Super Meat Boy non plus, pas de danger de mourir à répétition, non, non, non. A l’aide des quatre personnages : deux balayeurs, une petite fille aux plumeaux et un vieux équipé d’un aspirateur, vous allez tout de même refaire les niveaux. Mais ce sera uniquement pour accéder à cette petite clé qui permet de déverrouiller les suivants et pour ça, il faudra un magnifique rang de maitrise à « S » que ce soit en rapidité ou en efficacité. Comprenez donc qu’il ne faudra pas laisser la moindre poussière dans les niveaux ET le faire dans un temps record !

Et c’est ce challenge qui fait vivre le jeu et lui donne cette succulente saveur. Le style graphique alternatif et les animations faramineusement classes de ce jeu lui ont apporté une renommée très forte il y a quelques mois. Et puis ce concept, ce concept tellement surprenant. Je déteste passer l’aspirateur et je n’ai globalement qu’un goût très modéré pour le ménage et pourtant, même moi, je me suis laissé accrocher par ce jeu où tout est embourbé par la poussière, les feuilles ou quelques déchets radioactifs qu’il faudra nettoyer à la force du poignet. Bref, agiter le manche de son outil personnel avec vigueur jusqu’à ce que tout soit propre.

Et des fois on se prend la tête à passer dans un coin à la con

Et des fois on se prend la tête à passer dans un coin à la con

Et le jeu est tellement beau, tellement nerveux, la bande son tellement sympa, qu’on a envie d’en voir plus, de comprendre comment passer ce précipice dans un temps optimal en combinant dashes et doubles sauts, en marchant un peu au plafond, ou en se propulsant de murs en murs tel un prince de perse moderne.

Le revers de la médaille qui récompense ce challenge perpétuel, c’est l’accessibilité du jeu. Je vous le disais, à côté, Tetris, c’est pour les petites filles. Si les premiers niveaux ne devraient pas poser trop de problèmes à condition d’être équipé d’une manette, on fait rapidement face à une difficulté vraiment impressionnante. Le fameux temps record semble bien complexe à atteindre puisqu’il ne faudra pas faire la moindre erreur ou le moindre mouvement inutile. Tel un chevalier du zodiaque, la moindre erreur, le moindre demi-tour inutile sera fatal et vous serez bon pour vous retaper le niveau depuis le début. Une pratique vite chiante pour celui qui n’a pas une âme de VRAI hardcore gamer !

Le mode multijoueur : deux équipes qui s’affronte pour salir ou nettoyer

Le mode multijoueur : deux équipes qui s’affrontent pour salir ou nettoyer

En outre, le jeu possède un mode multijoueur. Dit comme ça, vous vous imaginez un super truc vachement avantageux. Manque de bol, les quelques défis proposés pour plusieurs joueurs sont décevants. Il va s’agir de batailles sans fin entre un joueur qui salit et un qui nettoie. Et même en jouant face à un novice infâme, ces affrontements sont longs, trop longs, surtout par rapport au plaisir éphémère que procure un niveau classique de Dustforce. Tant et si bien qu’on finit par quitter la partie par lassitude… Quel intérêt à s’affronter s’il n’y a aucun moyen visible de trouver un gagnant ?

Alors que faut-il en penser ? Dustforce est-il un bon jeu ? Oui, définitivement oui, mais il faudra avoir du temps et se sentir bien hardcore dans l’âme pour pouvoir soutenir les répétitions de niveaux et la difficulté que représente le fait de passer au niveau suivant. Donc oui, bon jeu bien long et bien fffffffuuuuuuuuuuuu, mais évitez absolument le mode multijoueur superflu et bonne chance les petits balaiwans !

On aime :

  • Les animations
  • Le style graphique
  • La nervosité
  • La bande-son
  • Le concept décalé

On râle sur :

  • La répétition de niveaux
  • Les modes multijoueurs

On aime


On râle sur


Günther c'est le gibbon à l'origine de tout, ou, comme l'appellent les anglophones : "The All-gibbon" ! Il aime les jeux, tous les jeux, même les mauvais. C'est pratique les mauvais jeux, ça fait des choses à lancer sur les gens ! Singe-en-chef de Goreroll, si vous avez une question, une remarque, ou juste envie d'un masque nauséabond, adressez-vous à lui.