par Doude le 14 février 2012
 

Realm of the Mad God

Carnage Pixelisé

Les « p’tits jeux » Flash, voilà un vaste sujet. Ces trucs souvent débiles, parfois marrants, qui ont le pouvoir de focaliser votre cerveau sur un concours de lancer de tortues ou une licorne en fer qui galope dans une prairie rose pendant des heures alors que le travail en retard s’entasse autour de vous. Si en plus ça devient massivement multijoueur, l’Enfer n’est pas loin…

Date de release : 20 juin 2011
Plate-forme : votre navigateur web
Genre : fantasy MMORPG shooter du chaos

Développeur : Wild Shadow Studios

 

Oryx, le dieu fou, vous a téléporté dans sa dimension parallèle pour vous jeter en pâture à ses bestioles maléfiques: lapins de la mort, elfes hargneux, hobbits mort-vivants, pixels géants, pikachus noirs et autres dragons roses. Oui, c’est n’importe quoi. Coincé dans ce monde hostile en compagnie de centaines d’autres petits PJs pixellisés, vous n’avez plus le choix: faut se battre, leveller, looter et enfin affronter le maître des lieux dans un duel épique (spoiler: vous allez perdre). Les graphismes minimalistes ont un charme fou malgré le fait qu’on ait déjà vu mille fois cet aspect rétro-low rez dans mille autres jeux, le gameplay simpliste (je bouge, je vise et je tire) assure un plaisir instantané et les interactions sociales sont réduites à leur strict minimum: un unique canal de chat pour toute l’instance. Et ça marche ! De l’action rapide, des myriades de joueurs et d’ennemis, du loot sans trop de prise de tête, que du bonheur.

Go reroll, noubzes!

L'une des occurences d'Oryx, ou comment faire table rase de 60% des PJs d'une instance.

Le RPG dans son plus simple appareil, voilà ce qu’est RotMG. Le but est de monter un personnage jusqu’au niveau 20 en dégommant tout ce qui bouge dans l’une des instances, seul ou en suivant un groupe improvisé, puis de partir affronter les « dieux-boss » de chaque map afin de débloquer l’accès au château d’Oryx où l’on pourra trouver les drops les plus insane, et accessoirement affronter le maître des lieux. Les quêtes? Abattre des boss disséminés sur la map. Le truc, c’est qu’à chaque fois que tous les dieux-boss d’un serveur ont été vaincus, par qui que ce soit, tous les joueurs sont transportés dans le donjon final contre leur volonté, ce qui donne souvent l’équivalent d’un raid à 80 bien bordélique. N’ayez crainte cependant, le ménage sera vite fait par les occupants abusay des lieux et seuls les plus balèzes resteront debout assez longtemps pour en voir la fin !

La mort d’un personnage dans Realm of the Mad God étant permanente, ce genre de situation se solde bien souvent par un reroll, occasion d’essayer l’une des autres classes de personnages du jeu, qui se débloquent progressivement au fur et à mesure du levelling. Pour jouer un Nécromancien, il vous faudra avoir monté un Clerc jusqu’au niveau 20 et ainsi de suite. La montée en niveaux des personnages est rapide, et un système simple de partage d’xp privilégiant la coopération entre les joueurs réduisent le facteur prise de tête à un coefficient de que dalle. De l’action rapide, je vous dis!

Bref… que ce soit pour cinq minutes ou pour deux heures, avec son contenu étonnamment riche, ses mises à jour chaque mois et la présence permanente de plein de joueurs, Realm of the Mad God est un excellent moyen de perdre du temps bêtement.

On aime:

  • Gratuit, rapide à charger, accessible partout
  • Des instances immenses
  • L’item-seller est très discret, contrairement à la plupart des F2P !
  • Y’a toujours plein de joueurs
  • Du fun instantané, mais du challenge harcore aussi !

On râle sur:

  • Le chat qui bouffe la moitié de l’écran
  • La perte définitive d’un perso monté avec amour sur une bête erreur de placement… ça laisse des marques, ce genre de choses ;(
  • Toutes les instances se ressemblent
  • Toujours la même bande-son chiante en boucle !

On aime


On râle sur


Co-papa du blog, gribouilleur de profession et amateur de fromage, le Doude est un gamer au grand cœur qui a élevé le tourisme vidéoludique au rang d'Art. Troquant ses T-shirts d'obscurs groupes de Metal pour une chemise à fleurs, il parle à tous les PNJs, fait des screenshots des paysages juste parce que c'est beau et peut passer des heures à choisir quel pantalon mettre à son personnage pour qu'il soit assorti à son armure du Chaos +7.